Dans cet article, Thomas vous raconte son parcours, de son enfance à aujourd'hui. Découvrez comment il en est arrivé à créer le modèle Tardix, quel parcours l'a mené à la personne qu'il est aujourd'hui.
Le fondateur de Tardix
Thomas A. Guillet
Sommaire
Mon enfance, un point de départ plutôt banal
Je suis né dans une petite ville du sud de la France, Carpentras. Malgré une curiosité énorme, un intérêt pour les sciences et le numérique, ma scolarité a toujours été médiocre. Je ne me suis jamais intéressé aux cours qui étaient donnés, toujours en train d'imaginer comment on pourrait refaire le monde. Diagnostiqué dyslexique et dysorthographique dès le CP, j'ai toujours subi les méthodes scolaires, plutôt que d'en bénéficier, ce qui n'a fait que me pousser à être solitaire, à me tourner vers moi-même, et a contribué à développer mon imaginaire et mon esprit de réflexion.
Évidemment, placez un enfant différent et solitaire dans le système scolaire, vous obtiendrez un résultat évident : du harcèlement. Subi tout au long de ma scolarité, il n'a fait que m'écarter du système scolaire, encore plus. En 2012, à 15 ans, alors que j'étais en seconde, j'ai fait mon premier burnout. Le tout cumulé, les difficultés scolaires, la solitude, le harcèlement, m'ont poussé à bout, et m'ont fait sombrer dans une longue dépression.
Les premiers projets
De la solitude à la construction d'un réseau
Si j'ai retenu une information importante avec les précédents projets qui n'ont pas abouti, c'est que j'avais besoin d'améliorer mes compétences sociales, de me construire un réseau. L'association Chapp-e a duré un peu plus d'un an, durée pendant laquelle j'ai continué à gagner en expérience en tant que sysadmin, et interagi avec beaucoup de personnes différentes. C'est la période où j'ai développé mon premier réseau, trouvé mes premiers partenaires.
Pendant cette période, j'ai également appris à me développer socialement grâce au bénévolat dans une association qui aidait les chats errants et abandonnés, en leur trouvant une nouvelle famille. J'ai découvert le mal qui est souvent fait aux animaux de compagnie, ce qui a développé mon côté humanitaire, et qui m'a sensibilisé à la cause écologique. Mon bénévolat dans cette association a duré 3 ans.
C'est ce bénévolat qui m'a donné envie de faire mon service civique dans un centre social. Pendant un an, j'ai aidé des personnes de tous genres à se familiariser à l'informatique. Je me suis découvert une passion en aidant les autres.
Cette période associative m'a fait découvrir que même dans ce milieu, censé être bienveillant, beaucoup ne servent que leur intérêt, et n'hésitent pas à se servir dans les fonds destinés aux associations pour eux-mêmes. J'ai également découvert que trop de bénévoles ne rendent service que pour leur auto-satisfaction.
Regigames Studio
Le 18 août 2018, RegiGames Studio a été créée avec mon associé Antonin. J'ai commencé en tant que trésorier dans le projet dont l'objectif était les conséquences de chapp-e, sa suite. Au début, c'était un studio de création de jeux vidéo, pour faire découvrir le jeu vidéo au plus grand nombre. Trois mois après la création de RegiGames Studio, j'en ai pris la présidence. J'étais plus proactif, et je maîtrisais l'administratif essentiel à la présidence de l'association. Après avoir pris la présidence, j'y ai ajouté mes propres ambitions, faire de la création audiovisuelle.
Je me retrouve avec une centaine de bénévoles à l'international, répartis en deux équipes, nord et sud. L'équipe nord était gérée par Antonin, plutôt orientée jeux vidéo, pendant que l'équipe sud, que je gérais, était plus orientée audiovisuel. J'ai découvert le monde de la photographie et du cosplay, et par extension la culture asiatique et la communauté manga.
C'est à ce moment, en 2019, au pic d'activité de l'association, que j'ai eu l'occasion de faire revivre mon projet de cybercafé. Le Widget Bar était prêt à créer avec nous une deuxième association, qui devait travailler main dans la main avec RegiGames, pour faire des compétitions de jeux vidéo. Pendant un temps, l'activité a fonctionné, mais l'établissement a perdu en qualité. Les problèmes que j'avais constatés en voulant lancer le projet trois ans plus tôt se sont confirmés, l'économie du bar ne fonctionnait pas. Puis on a eu le plus gros problème de RegiGames, des bénévoles sont partis avec notre serveur de jeu, et ont tenté de l'effacer complètement. J'étais en désaccord avec Antonin sur l'équipe qu'il avait choisie, qui manquait de maturité. Le désaccord menant à une dispute, il a décidé de se passer de mes services, menant à ma destitution.
Une heure après ma destitution : « Allô ? Thomas ? Comment on fait pour fermer une association ? ». Antonin, dans la confusion de mon départ, souhaitait fermer l'association. Il n'arrivait pas à comprendre comment gérer l'équipe, les partenaires, le système. J'accepte de revenir, mais le mal était déjà fait, et RegiGames a commencé à sombrer dans l'oubli. Beaucoup de bénévoles qui partent, et à l'arrivée du covid, l'association s'est retrouvée complètement vide. Antonin, de son côté, était parti poursuivre ses études, et je n'avais pas envie de repartir de zéro, seul.
Petite anecdote, en 2019, pendant la période de troubles de l'association, j'ai souhaité créer une auto-entreprise pour fournir des services informatiques, mais j'ai annulé sa création pour essayer de maintenir RegiGames, et avec le retard administratif, l'entreprise fut créée, mais fermée le jour même.
Petit souvenir de l'entreprise qui dura 1 jour.
Le projet en Russie, et la naissance du nom Tardix
Pendant le confinement, je me suis intéressé à la cryptomonnaie. J'ai essayé de créer un fonds d'investissement basé dessus qui me permettrait de financer mes propres projets. J'ai demandé des conseils à l'AMF (Autorité des Marchés Financiers) qui m'a joyeusement dit « La cryptomonnaie est l'argent des terroristes, et je vous envoie tout de suite quelqu'un vous faire un contrôle fiscal ! ». J'ai été très déçu de l'administration française.
Toujours pendant le confinement, je me suis lancé à apprendre de nouvelles langues. Je suis un amoureux des pays froids, et je me suis inscrit sur une application qui me permettait de discuter avec des personnes à l'international. C'est grâce à ça que je me suis créé un réseau en Russie.
Grâce à mes contacts en Russie, j'ai voulu créer un fonds d'investissement pour initier mes projets. C'est à ce moment-là que j'ai décidé de nommer le projet Tardix, qui est une référence à ma série préférée. C'est à ce moment que j'ai commencé à imaginer un groupe modulaire, ce qui a abouti au groupe que vous connaissez aujourd'hui.
Le 22 février 2022, la Russie envahit l'Ukraine, et les relations Europe-Russie se dégradent. Quelques semaines après, tous mes projets sont bloqués à cause de la situation. En accord avec mes partenaires russes, je décide de quitter le projet, pour leur laisser une chance de réussir sans moi.
Synergia et Wanagain
Après l'abandon des projets en Russie, j'ai trouvé du travail en tant que sysadmin dans une clinique, Synergia. C'est là que j'ai rencontré Patrick Lozano, qui est aujourd'hui un de mes associés. Synergia a été une source d'expériences précieuses, j'ai découvert l'état des services médicaux. L'administratif et l'informatique de la clinique étaient dans un état désastreux.
Directement après Synergia, j'ai travaillé pour WanAgain, un fournisseur de connexion professionnel. WanAgain est une entreprise qui a besoin de se moderniser, mais je n'ai jamais pu initier cela.
Ces deux emplois ont été bénéfiques pour la conception de mes projets. Ils m'ont montré à quel point beaucoup de secteurs devraient bénéficier d'une amélioration, d'une modernisation. Ils ont renforcé mon envie d'innover, de créer quelque chose de nouveau.
Tardix
Nourri par toutes mes expériences précédentes, je me rapprochais de plus en plus du projet qui existe aujourd'hui, j'avais déjà en tête le système modulaire, les secteurs d'activités que je voulais cibler. C'est en 2024 que je lance la création de l'entreprise Tardix en France, avec quelques associés pour m'accompagner.
À ce moment, j'avais déjà en tête le plan pour les trois premières années de Tardix. Trouver une équipe avec des passionnés et des spécialistes pour chaque secteur d'activité pendant la première année, et ensuite, se lancer à la recherche d'investissements.